En décidant de publier quotidiennement les « tendances », la Ceni avec son centre Bosolo a su jouer le rôle des médias et observateurs mieux que celui lui attribué principalement qui est d’organiser des élections transparentes et crédibles.
Les problèmes d’ordre logistiques et organisationnels associés à la lenteur (peut-être voulue) du processus électoral ne permettaient pas à la Ceni d’organiser les élections à la date prévue du 20 décembre. Celle-ci ayant néanmoins confirmé être prête n’a pas dit la vérité aux congolais qui réclament maintenant le respect de la loi et du processus électoral et qui veulent voir leurs choix refléter les résultats des élections.
‘’la CENI a favorisé la tricherie’’
Ils reprochent entre autres à la Ceni:
⁃D’avoir trompé la vigilance des congolais en démarrant le vote en sachant bien pertinemment que plusieurs bureaux de vote n’avaient pas encore reçu le matériel et ne sauraient procéder aux votes ni ce jour du 20 décembre ni le lendemain ou surlendemain;
⁃D’avoir favorisé et encouragé la tricherie en remettant des machines et bulletins de vote à des particuliers qui n’avaient rien à voir avec la Ceni et qui étaient tous du camp de la majorité actuelle; ⁃De ne pas avoir suffisamment formé son personnel qui a été accusé de forcer des citoyens à voter pour certains candidats, de
refuser l’accès aux témoins des autres partis politiques et de procéder eux-mêmes aux votes avant d’ouvrir le bureau de vote aux témoins et observateurs;
⁃De ne pas avoir démarré les machines de vote en présence des témoins;
⁃D’avoir refusé de donner des copies des PV signés aux témoins;
⁃De ne pas avoir publié les listes des BV reprenant les noms des électeurs, ce qui a eu comme conséquences que certaines personnes n’ont pas pu voter parce que leurs noms ne se retrouvaient sur aucune des listes;
⁃de ne pas avoir remplacé les cartes d’électeurs illisibles et d’avoir malgré tout permis à certains électeurs de voter avec les mêmes cartes;
⁃D’avoir renvoyé certains électeurs avec le motif que leurs cartes étaient illisibles; etc…
⁃D’avoir organisé des élections pendant sept jours sans témoins ni observateurs pour la majorité de ces jours.
‘’les élections, une pure fiction’’ Dans un pays normal et suivant les circonstances, ces élections devraient purement et simplement être annulées. Les tendances telles que annoncées par la Ceni sans aucune base puisque les PV ne sont pas présentés bureau par bureau ne sont ni crédibles ni annonciateurs de bonnes nouvelles. Prétendre qu’un candidat peut l’emporter contre plusieurs autres avec plus de 50% des voix ou qu’il peut battre les autres candidats dans leurs propres fiefs électoraux relève de la pure fiction dans un pays où le souvenir de la souffrance du
peuple pendant les cinq dernières années est encore frais.
‘’Battre aujourd’hui Katumbi dans le Katanga serait faire un exploit’’
Ici, en République Démocratique du Congo, personne ne peut prétendre battre Moise Katumbi en popularité dans son Grand Katanga natal. Battre Moise Katumbi à ce jour dans le Katanga serait faire un exploit et tout le monde le sait. Son ancrage est tel à ce jour que dire ou espérer autre chose relève de la fantaisie. Et c’est ce que la CENI a fait , contribuant ainsi à sa décrédibilisation et naturellement celle de Mr Tshilombo.
Les autres provinces négligées par le pouvoir pendant cinq ans et que l’actuel président n’avait jamais visitées pendant son mandat n’acceptent pas non plus les résultats de la Ceni selon lesquels le N20 a battu le N3 que la population de ces contrées avait reçu aussi chaleureusement lors de la campagne électorale.
Les tendances de la Ceni ne reflètent pas la réalité du vote des congolais et ces derniers réclament la transparence et le respect de leurs votes! Ils refusent qu’un autre mandat soit accordé par tricherie à celui qui avait eu le premier par nomination. Ils marcheront, signeront des pétitions et feront coûte que coûte entendre leur voix.
Par Patricia
