La Commission Nationale Électorale Interlope.

Nous savons tous que les élections, dans les jeunes démocraties tels que la RDC, enchantent l’engouement de la population ainsi que beaucoup d’acteurs, certains y voient un moyen de se choisir de nouveaux représentants et d’autre y voient un moyen d’entrer aux affaires. Les élections sont un match de séduction entre les électeurs et les candidats.

‘’L’impartialité de la CENI est le gage que la voix du peuple sera entendue’’

La commission nationale électorale indépendante, CENI, est l’arbitre de ce match de séduction. Elle doit rester neutre pour que le meilleur gagne. Son rôle, c’est d’organiser les élections, veiller à ce que tout se passe comme une danse bien chorégraphiée, de l’inscription des candidats jusqu’à l’annonce des résultats, tout en s’assurant que personne ne triche en glissant des mots doux illégalement. Pour notre jeune démocratie, l’impartialité de cette commission garantit que la voix du peuple soit entendue haut et fort, sans interférences. Si elle fait bien son travail, cela renforce la confiance des gens dans le système.

L’importance pour la CENI de publier des résultats pertinents, c’est comme envoyer un message d’amour sincère: cela montre que le jeu est juste et que l’amour du peuple pour la démocratie n’est pas basé sur des illusions.

‘’La CENI est un organe partisan’’

Il est regrettable de constater qu’aujourd’hui, la CENI est perçue comme un organe partisan, ce qui compromet la crédibilité des résultats électoraux qu’elle s’apprête à publier. De même, la Cour constitutionnelle, chargée de trancher les litiges électoraux, est soupçonnée de partialité. Cette situation menace la stabilité de notre jeune démocratie, car la population s’en remet à ces institutions pour déterminer l’issue des élections. Pour renforcer notre démocratie naissante, il est crucial d’avoir des représentants légitimes qui soient responsables uniquement devant le peuple.

‘’La CENI hors la loi’’

La publication par la CENI de résultats partiels au lieu des résultats provisoires prévus par la loi dépasse ses attributions. Cet acte délibéré semble avoir pour but d’influencer l’opinion publique pour un candidat spécifique, affaiblissant ceux qui pourraient remettre en question le processus électoral. Bien que certains puissent interpréter cette démarche comme un signe de transparence de la part de la CENI, la loi détermine clairement les procédures à suivre et cet écart suggère que certains agents pourraient avoir pour mission de favoriser un individu.

La loi exige que les élections se tiennent un dimanche ou un jour férié. En conséquence, le gouvernement a déclaré le 20 décembre comme jour de congé payé. Cependant, il est regrettable de constater que le processus de vote s’est poursuivi au-delà de cette date, avec des électeurs votant jusqu’au 26 décembre, soit un septième jour d’élections. Cette situation est problématique, surtout parce que la CENI diffusait déjà des résultats partiels à partir du 22 décembre.

‘’ Des inquiétudes sur le manque d’intégrité’’

Ces résultats étaient relayés par toutes les chaînes de télévision nationale, mettant en avant un candidat par rapport aux autres, ce qui a pu inéluctablement influencer les électeurs qui n’avaient pas encore voté. La découverte de matériel de vote appartenant à la commission électorale chez des individus affiliés au pouvoir en place et le positionnement des bureaux de vote dans des propriétés et écoles appartenant à certains candidats soulèvent des inquiétudes quant à l’intégrité du processus électoral. La présence de ces machines chez des particuliers est inadmissible, malgré les tentatives de la CENI d’attribuer la responsabilité à ses équipes antérieures.

Il était du devoir de la commission électorale de rapporter toute irrégularité aux autorités ou d’en informer le public. Les incidents du 20 décembre auraient pu être évités si les élections avaient été reportées de quelques jours face aux problèmes logistiques évidents.

Néanmoins, le président Kadima a insisté pour maintenir la date prévue, entraînant des accusations de corruption, de concussion, de fraude électorale et de beaucoup d’autres irrégularités. Pour garantir l’intégrité démocratique, IL EST IMPÉRATIF D’ANNULER LES ÉLECTIONS.  

Par Patriot